Rendez-vous

09/04/2026

19:00 22:00

L’amour des lieux | Thierry Paquot

Conférence, Conversations

Montreuil (93)

2026-04-09 19:00 2026-04-09 22:00 Europe/Paris L’amour des lieux | Thierry Paquot La collecterie des idées La « Collecterie des idées » - Lectures communes, culture partagée 7e ATELIER - L’AMOUR DES LIEUX - LA VILLE EST UN ROMAN - JEUDI 9 AVRIL 2026 - 19H   en présence de Thierry PAQUOT, "philosophe de l’urbain" Le livret électoral des municipales 2026 vient à peine de se refermer que le refrain presque unanime des commentateurs-perroquets prend une tournure assourdissante… Convenons qu’il aura été, davantage question dans cette campagne, de tactiques et de polémiques que d’une évocation des lieux que nous aimons, de ceux que nous choisissons autant qu’ils nous choisissent, de notre attachement quasi charnel à certains d’entre-eux, du fait qu’ils nous constituent à mesure que nous les fréquentons et que nous nous employons à vivre en les faisant vivre. Avec Thierry Paquot (1) qui nous fait l’amitié d’accepter notre invitation, il sera justement question de nos villes, de leur devenir, de notre manière de les habiter, de les subir ou de les fuir, d’agir pour leur transformation, bref, des relations que nous entretenons avec les lieux qui nous font quand ils ne nous défont pas. « Tout être humain, écrit Thierry Paquot, est à la fois situationnel, relationnel et sensoriel »..  Situationnel ? Entendons qu’il est de quelque part, localisé, inscrit dans différents milieux (sociaux, familiaux, culturels, environnementaux, linguistiques, mais aussi sexuels) qui changent en nous changeant.   Être de quelque-part, chercher son lieu de vie, trouver sa place est en somme inhérent à la condition humaine.  « Tous les lieux ne sont pas amènes, mais c’est à partir d’eux que l’on mémorise sa propre existence ». À la notion « d’aménagement » si chère  à celles et ceux qui ont une pensée abstraite et surplombante de la ville, il préfère la notion de « ménagement » c’est à dire d’un point de vue qui se tienne du côté du « soin » avec pour visée de le porter sur les lieux de vie. Là où l’entrepreneur, pris dans une perspective capitaliste, recherche et calcule le retour sur investissement le plus profitable, l’intention ici serait plutôt de prendre en considération l’habitant. Partir de lui pour arriver à lui. Ce qui conduit Thierry Paquot à souligner à quel point l’ «  architecture doit être toujours aussi l’attente d’une présence «  L’épilogue de son avant-dernier livre consacré à « L’amour des lieux « s’achève sur cette phrase :  « Heureuses celles et heureux ceux qui possèdent ce précieux repli territorial qui s’appelle l’ami-lieu, car l’amour des lieux contribue à notre bonheur » (p. 209).  L’AMOUR DES LIEUX. Topophilie, topophobie et topocide (Puf, 2025)LA VILLE EST UN ROMAN. Essai sur la littérature de l’urbain ( Eterotopia - rhizomes, 2026) Au plaisir de vous retrouver dans ce lieu si inspirant qu’est le café de la Venelle. (198 rue de Paris - Montreuil - Station de métro Robespierre - ligne 9) Café de la venelle, 198 rue de Paris, Montreuil La collecterie des idées L’amour des lieux | Thierry Paquot

La collecterie des idées

Café de la venelle, 198 rue de Paris, Montreuil

 

La « Collecterie des idées » - Lectures communes, culture partagée

7e ATELIER - L’AMOUR DES LIEUX - LA VILLE EST UN ROMAN - JEUDI 9 AVRIL 2026 - 19H  

en présence de Thierry PAQUOT, "philosophe de l’urbain"


Le livret électoral des municipales 2026 vient à peine de se refermer que le refrain presque unanime des commentateurs-perroquets prend une tournure assourdissante…

Convenons qu’il aura été, davantage question dans cette campagne, de tactiques et de polémiques que d’une évocation des lieux que nous aimons, de ceux que nous choisissons autant qu’ils nous choisissent, de notre attachement quasi charnel à certains d’entre-eux, du fait qu’ils nous constituent à mesure que nous les fréquentons et que nous nous employons à vivre en les faisant vivre.

Avec Thierry Paquot (1) qui nous fait l’amitié d’accepter notre invitation, il sera justement question de nos villes, de leur devenir, de notre manière de les habiter, de les subir ou de les fuir, d’agir pour leur transformation, bref, des relations que nous entretenons avec les lieux qui nous font quand ils ne nous défont pas.

« Tout être humain, écrit Thierry Paquot, est à la fois situationnel, relationnel et sensoriel ».. 

Situationnel ? Entendons qu’il est de quelque part, localisé, inscrit dans différents milieux (sociaux, familiaux, culturels, environnementaux, linguistiques, mais aussi sexuels) qui changent en nous changeant.  

Être de quelque-part, chercher son lieu de vie, trouver sa place est en somme inhérent à la condition humaine. 

« Tous les lieux ne sont pas amènes, mais c’est à partir d’eux que l’on mémorise sa propre existence ». À la notion « d’aménagement » si chère  à celles et ceux qui ont une pensée abstraite et surplombante de la ville, il préfère la notion de « ménagement » c’est à dire d’un point de vue qui se tienne du côté du « soin » avec pour visée de le porter sur les lieux de vie.

Là où l’entrepreneur, pris dans une perspective capitaliste, recherche et calcule le retour sur investissement le plus profitable, l’intention ici serait plutôt de prendre en considération l’habitant. Partir de lui pour arriver à lui. Ce qui conduit Thierry Paquot à souligner à quel point l’ «  architecture doit être toujours aussi l’attente d’une présence « 

L’épilogue de son avant-dernier livre consacré à « L’amour des lieux « s’achève sur cette phrase : 

« Heureuses celles et heureux ceux qui possèdent ce précieux repli territorial qui s’appelle l’ami-lieu, car l’amour des lieux contribue à notre bonheur » (p. 209). 

  • L’AMOUR DES LIEUX. Topophilie, topophobie et topocide (Puf, 2025)
  • LA VILLE EST UN ROMAN. Essai sur la littérature de l’urbain ( Eterotopia - rhizomes, 2026)

Au plaisir de vous retrouver dans ce lieu si inspirant qu’est le café de la Venelle.

(198 rue de Paris - Montreuil - Station de métro Robespierre - ligne 9)