Rendez-vous

28/05/2026

19:00 20:30

Emprunter à l’intelligence constructive des Igudars et Ksours pour construire demain | Salima Naji

Conférence

Villefontaine (38)

2026-05-28 19:00 2026-05-28 20:30 Europe/Paris Emprunter à l’intelligence constructive des Igudars et Ksours pour construire demain | Salima Naji Les Grands Ateliers L’évènement Terre, Femmes* et Savoir-faire revient pour sa 5ème édition et propose une semaine de workshop du 25 au 29 mai 2026, sur le thème « Construire et se reconstruire – Force du collectif, génie du vernaculaire ». Ouverts à toutes les personnes (femmes, hommes, non-binaires), qui s’intéressent de près ou de loin au domaine de la construction et du bâti, Terre, Femmes* et Savoir-faire a pour objectif d’agir contre l’invisibilité des femmes dans les métiers du bâtiment tout en valorisant le génie de la terre en tant que matériau de construction. À l’occasion de cette 5ème édition et en lien avec le thème de cette année, Salima Naji, architecte marocaine, docteure en anthropologie sociale et invitée d’honneur, présentera sa conférence « Emprunter à l'intelligence constructive des Igudars et Ksours (Greniers collectifs et villages fortifiés du Maroc) pour construire demain » Salima Naji défend une architecture à dimension humaine, innovante et respectueuse des écosystèmes. Architecte DPLG (Paris-La-Villette), elle conçoit des projets majeurs (comme la revitalisation du Ksar d’Assa ou la régénération de la forteresse d’Agadir) et des initiatives communautaires, en utilisant des matériaux locaux comme la terre crue et la pierre. Experte terre crue à l’international, Salima Naji est engagée dans la protection du patrimoine oasien, Sa pratique est doublée d’une activité scientifique dans des programmes de recherche-action internationaux qui interrogent la relation profonde entre les sociétés et leur environnement. Reconnue internationalement, elle a reçu de nombreuses distinctions, notamment le Global Award for sustainable architecture en 2025 (Venise) et la Grande Médaille d’or de l’Académie d’Architecture de France (2024) pour l’ensemble de son travail. Son ouvrage, Architecture du bien commun (Éthique pour une préservation), Métis Presses, retrace le parcours sur ces 20 dernières années d'engagement sur le terrain. Conférence du jeudi 28 mai 2026 : Salima Naji Défendre une architecture du bien commun signifie interroger l’objet architectural en privilégiant les conditions sociales de son édification, l’usage, l’attachement aux lieux ou encore les pratiques spatiales qui lui sont spécifiques. À ce titre, les communautés de l’Atlas et du Sahara marocains représentent une source d’inspiration pour une réflexion sur la durabilité des constructions contemporaines. Dans les oasis, les greniers collectifs, incarnations du bien commun, c’est le savoir-faire de solidarités historiques qui se manifeste. Témoin de la capacité humaine à constituer un environnement viable malgré des contraintes climatiques extrêmes, l’architecture y est pensée tel un objet intégré à son environnement, où se lient étroitement agriculture et construction autour de la pierre, de la terre et des végétaux les plus résistants. L'approche sociale, tant du patrimoine bâti que des techniques revisitées pour le contemporain, pose une éthique, celle de la préservation des écosystèmes où l'architecte vient interroger le capital de résilience des architectures du Sud marocain : une dynamique constante d’adaptation qu’il faut réactiver pour sortir des logiques globales et nocives, dont l’omniprésence actuelle du béton est sans doute l’expression la plus évidente. Les Grands Ateliers, 96 boulevard de Villefontaine 38090 Villefontaine Les Grands Ateliers Emprunter à l’intelligence constructive des Igudars et Ksours pour construire demain | Salima Naji

Les Grands Ateliers

Les Grands Ateliers, 96 boulevard de Villefontaine 38090 Villefontaine

 

L’évènement Terre, Femmes* et Savoir-faire revient pour sa 5ème édition et propose une semaine de workshop du 25 au 29 mai 2026, sur le thème « Construire et se reconstruire – Force du collectif, génie du vernaculaire ».
Ouverts à toutes les personnes (femmes, hommes, non-binaires), qui s’intéressent de près ou de loin au domaine de la construction et du bâti, Terre, Femmes* et Savoir-faire a pour objectif d’agir contre l’invisibilité des femmes dans les métiers du bâtiment tout en valorisant le génie de la terre en tant que matériau de construction.

À l’occasion de cette 5ème édition et en lien avec le thème de cette année, Salima Naji, architecte marocaine, docteure en anthropologie sociale et invitée d’honneur, présentera sa conférence « Emprunter à l'intelligence constructive des Igudars et Ksours (Greniers collectifs et villages fortifiés du Maroc) pour construire demain »

Salima Naji défend une architecture à dimension humaine, innovante et respectueuse des écosystèmes. Architecte DPLG (Paris-La-Villette), elle conçoit des projets majeurs (comme la revitalisation du Ksar d’Assa ou la régénération de la forteresse d’Agadir) et des initiatives communautaires, en utilisant des matériaux locaux comme la terre crue et la pierre.
Experte terre crue à l’international, Salima Naji est engagée dans la protection du patrimoine oasien, Sa pratique est doublée d’une activité scientifique dans des programmes de recherche-action internationaux qui interrogent la relation profonde entre les sociétés et leur environnement.
Reconnue internationalement, elle a reçu de nombreuses distinctions, notamment le Global Award for sustainable architecture en 2025 (Venise) et la Grande Médaille d’or de l’Académie d’Architecture de France (2024) pour l’ensemble de son travail.
Son ouvrage, Architecture du bien commun (Éthique pour une préservation), Métis Presses, retrace le parcours sur ces 20 dernières années d'engagement sur le terrain.

Conférence du jeudi 28 mai 2026 : Salima Naji

Défendre une architecture du bien commun signifie interroger l’objet architectural en privilégiant les conditions sociales de son édification, l’usage, l’attachement aux lieux ou encore les pratiques spatiales qui lui sont spécifiques. À ce titre, les communautés de l’Atlas et du Sahara marocains représentent une source d’inspiration pour une réflexion sur la durabilité des constructions contemporaines. Dans les oasis, les greniers collectifs, incarnations du bien commun, c’est le savoir-faire de solidarités historiques qui se manifeste. Témoin de la capacité humaine à constituer un environnement viable malgré des contraintes climatiques extrêmes, l’architecture y est pensée tel un objet intégré à son environnement, où se lient étroitement agriculture et construction autour de la pierre, de la terre et des végétaux les plus résistants.
L'approche sociale, tant du patrimoine bâti que des techniques revisitées pour le contemporain, pose une éthique, celle de la préservation des écosystèmes où l'architecte vient interroger le capital de résilience des architectures du Sud marocain : une dynamique constante d’adaptation qu’il faut réactiver pour sortir des logiques globales et nocives, dont l’omniprésence actuelle du béton est sans doute l’expression la plus évidente.